Un outsider à 8,00 ou 10,00 paraît loin de la victoire. Pourtant, en coupe nationale, des « surprises » sont attendues par les cotes elles-mêmes. Voici comment le lire avec des chiffres, à partir du tableau de la DFB-Pokal du mercredi 28 octobre.
Cotes relevées le 28 octobre dans l'app : elles bougent jusqu'au coup d'envoi, à revérifier avant tout ticket fictif.
Une cote d'outsider, c'est une probabilité
La formule est la même que pour un favori : probabilité implicite = 1 / cote.
- Outsider à 8,00 : 1 / 8,00 = 12,5 %, soit 1 fois sur 8
- Outsider à 10,00 : 1 / 10,00 = 10,0 %, soit 1 fois sur 10
- Outsider à 20,00 : 5,0 %, soit 1 fois sur 20
- Outsider à 30,00 : 3,3 %, soit 1 fois sur 30
Ce n'est pas un détail. Un 10,00 n'est pas « improbable » : c'est une issue qui, selon le prix, se produit une fois sur dix. Pour la méthode : cote décimale en probabilité.
Les outsiders du mercredi, en chiffres
Les cas du jour, avec la probabilité brute puis sans marge :
- Nuremberg à 11,75 (à Leverkusen) : 8,5 %, soit 7,7 % sans marge
- Holstein Kiel à 5,40 (face à Hoffenheim) : 18,5 %, soit 16,9 % sans marge
- Paderborn à 4,85 (face à Stuttgart) : 20,6 %, soit 18,8 % sans marge
- Wolfsburg à 4,75 (à Fribourg) : 21,1 %, soit 19,1 % sans marge
- Jeddeloh à 21,00 (face à la Hertha) : 4,8 %, soit 4,3 % sans marge
- Magdebourg à 26,00 (face au Bayern) : 3,8 %, soit 3,5 % sans marge
La marge fait baisser la probabilité réellement attribuée : un 11,75 pèse 8,5 % en brut mais 7,7 % une fois la marge retirée.
Pourquoi les surprises sont plus fréquentes qu'on le croit
L'intuition raisonne match par match : « un 10,00 ne passera pas ». Le calcul cumulé dit autre chose.
Premier calcul. Imaginez dix outsiders à 10,00. Chacun a 90 % de chances de ne pas passer. Mais la probabilité qu'aucun ne passe est 0,9 à la puissance 10, soit 34,9 %. La probabilité qu'au moins un passe : 65,1 %. Lecture brute, qui suppose les matchs indépendants.
Second calcul, avec les cotes du jour. Sept rencontres de ce mercredi ont un favori dont la cote est connue dans l'app : Bayern (1,03), Hertha (1,04), Leverkusen (1,13), Hoffenheim (1,43), Fribourg (1,51), Stuttgart (1,52) et Schalke (2,00). Avec les probabilités sans marge de chaque favori (de 45,4 % à 88,6 %), la probabilité que les sept gagnent tous dans le temps réglementaire est de 6,5 % (matchs supposés indépendants). Le nombre moyen de favoris qui ne gagnent pas en 90 minutes est de 2,2.
Attention au sens : « ne pas gagner » inclut le nul, après lequel un favori peut encore se qualifier. Mais pour un pari 1N2, c'est le résultat des 90 minutes qui compte (en règle générale, vérifiez le règlement du marché). Le détail dans Liverpool – Chelsea, sans match retour.
Comment lire un outsider à 8,00 ou 10,00
- Convertir : 12,5 % ou 10,0 %.
- Retirer la marge : le chiffre baisse.
- Se demander : suis-je capable de justifier une probabilité supérieure à ce chiffre ? Si votre estimation d'un outsider est de 15 %, le prix équilibré serait de 6,67 : un 8,00 aurait de la valeur. Si votre estimation est de 8 %, non. Voir value bet : la seule question qui compte.
- Mesurer la variance : un outsider à 10,00 perd neuf fois sur dix, et c'est normal. Une série de pertes ne dit rien du prix en lui-même : série de pertes et variance.
Le biais à connaître
Parier sur un outsider parce que « ça peut arriver » est un raisonnement faux : tout peut arriver, la question est de savoir si le prix est cohérent. De même, écarter systématiquement les outsiders ne protège de rien. Le marché des cotes longues a ses propres déformations, détaillées dans biais du favori et de l'outsider. Pour un exemple de cote très basse côté favori : que vaut une cote à 1,03.
Rappel
FICTIF — Aucun argent réel : sur ZeroStake, tout se joue en monnaie fictive. On s'entraîne à lire un prix et à comparer sa lecture au résultat.



